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Introduction | Arts Visuels | Musique | Cinéma | Conclusions |
Jusqu'au début des années 1960 , différents courants musicaux étaient réservés à différentes classes sociales et à différentes ethnies. Ainsi , les noirs n’écoutaient pas le même genre de musique que les blancs et les gens de droite (en anglais conservatives) n’écoutaient pas le même genre de musique que les gens de gauche (en anglais liberals). Au fil des années 1960 , les mentalités évolueront , l’aboutissement de cette évolution sera le festival de Woodstock , où se réuniront des milliers de personnes de couleurs et d'origines sociales différentes pour écouter ensemble la même musique.
Dans les années 60 aux Etats-Unis naît la musique Soul : c’est une musique noire provenant du Blues, du Gospel et du Rythm'n Blues. Celui qui a fait connaître la Soul est Ray Charles. Il y a aussi Otis Redding, Sam Cooke, Aretha Franklin, les Temptations et Isaac Hayes. La jeunesse noire utilise beaucoup la soul en réaction à la communauté blanche et à la segregation. A partir des années 1960, les songwriters noirs incorporent souvent un contenu social dans leur répertoire, loin des balades sirupeuses dans lesquelles on cantonne trop souvent le genre.
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Ray Charles | Otis Redding | Aretha Franklin | The Temptations | Isaac Hayes |
Peter Guralnick affirme : "lorsqu'elle quitta la clandestinité, la soul accompagna quasiment chaque étape du développement du Mouvement des Droits Civiques : son succès reflétait directement les gigantesques avancées de l’intégration, sa popularité était le miroir presque fidèle des bouleversements sociaux qui avaient lieu". Sam Cooke , chanteur de soul noir admiratif de Bob Dylan écrit notamment A change is gonna come, Cette chanson est un titre poignant qui évoque les changements positifs qui interviennent enfin pour les Afro-américains au milieu des années 60 .
There's been times that I thought I wouldn't last for long But now I think I'm able to carry on It's been a long, long time coming But I know a change is gonna come Oh, yes it will Il y a eu des moments où j'ai cru que je n'allais plus tenir longtemps mais maintenant je pense pouvoir aller de l'avant Cela a mis beaucoup de temps, mais je sais que les choses vont changer. |
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D’autres standards soul accompagnent le mouvement des droits civiques tout au long des sixties. Ainsi, The Impressions, menés par Curtis Mayfield, sont animés d’une conscience sociopolitique fièrement revendiquée dans des chansons aux titres évocateurs : I’m so proud, People get ready , Keep on pushing, We’re a winner (« nous sommes là pour gagner »),
We're a winner And never let anybody say Boy, you can't make it 'Cause a feeble mind is in your way No more tears do we cry And we have finally dried our eyes And we're movin' on up (movin' on up) Lawd have mercy We're movin' on up (movin' on up) Nous sommes des gagnants Et ne laisse jamais personne te dire Que tu ne peux pas le faire Si quelqu'un de faible s'interpose sur ton chemin Nous ne versons plus de larmes Et nous avons enfin séché nos yeux Et nous allons de l'avant Dieu aie pitié Et nous allons de l'avant. |
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If you had a choice of color Which one would you choose my brothers […] People must prove to the people A better day is coming for you and for me With just a little bit more education And love for our nation Would make a better society Si vous aviez un choix de couleur Laquelle préféreriez-vous mes frères […] C’est aux gens de prouver aux gens Qu’un meilleur jour viendra pour vous et moi. Avec un petit peu plus d’éducation Et d’amour pour notre nation Nous ferons une société meilleure. |
puis We the people who are darker than blue par Mayfield en solo. Ce dernier prêche la tolérance comme seul moyen pour parvenir à l’idéal de fraternité de Marthin Luther King. Au-delà du message, Mayfield compose des titres d’une redoutable efficacité, chantés de sa voix de falsetto.Un de ses titres les plus engagés reste le sublime (Don’t worry) if there’s hell below, we’re all gonna go [«(T’inquiètes), si l’enfer existe, nous irons tous »], vision apocalyptique d’une Amérique en flamme, dans laquelle personne n’est ménagé :
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(Don’t worry) if there’s hell below, we’re all gonna go
Sisters, brothers and the whities Blacks and the crackers Police and their backers They're all political actors Hurry People running from their worries While the judge and the juries Dictate the law that's partly flaw Cat calling, love balling, fussing and cussing Top billing now is killing For peace no-one is willing Kind of make you get that feeling Everybody smoke, smoke, smoke, smoke, smoke Use the pill and the dope, dope, dope, dope, dope Educated fools From uneducated schools Pimping people is the rule Polluted water in the pool And Nixon talking about don't worry, worry, worry, worry He says don't worry, worry, worry, worry He says don't worry, worry, worry, worry He says don't worry, worry, worry, worry But they don't know There can be no show And if there's a hell below We're all gonna go, go, go, go, go Everybody's praying And everybody's saying But when come time to do Everybody's laying Just talking about don't worry, worry, worry, worry They say don't worry, worry, worry, worry They say don't worry, worry, worry, worry They say don't worry, worry, worry, worry |
Le Rock’n Roll était, avant la fusion des différents styles musicaux , plutôt adressé aux adolescents blancs des classes sociales moyenne et haute.
Aux Etats-Unis , dans les années 1960 , le courant musical dominant était issu du Rock’n Roll qu'à commencé en 1950 avec Bill Halley et son groupe Bill Haley & his Comets avec Crazy man Crazy et Rock Around the Clock qui seront parmis les premières chanson Rock’n Roll de l’univers et ouvriront la porte du Rock à des nombreux artistes comme Elvis Presley et Carl Perkins.
Le Rock est en fait issu de la rencontre entre la musique noire et la musique blanche. En effet , avant l’arrivée du Rock’n Roll , chacun se devait d’écouter le style de musique qui convenait à son apartenance ethnique. Ainsi, les noirs écoutaient plutôt du Boogie-woogie du Blues, certaines formes de Jazz (Bebop) et du Rythm’n blues qui est la fusion ayant eue lieu entre les années 1940 et 1950 du Gospel , la musique noire sacrée chantée dans les églises, et le Blues et le Jazz, musiques noires profanes. Le Rythm’n Blues devient alors la musique préférée des noirs. Les blancs écoutaient plutôt du Country et du Folk. Lorsque les styles musicaux de ces différentes ethnies se rencontrent , cela donne le Rock’n Roll , qui tiendra une place très importante dans les Etats-Unis.
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Bill Haley & his Comets : les initiateurs du Rock & Roll | Couple dansant le Rock & Roll | Quatre grand stars blanches du Rock & Roll et du Country : Jerry Lee Lewis, Carl Perkins, Elvis Presley et Johnny Cash |
![]() The Beatles à New York en 1964 |
Au début des années 60 , beaucoup de courants de danse plutot Rock’n Roll s’enchaînent comme le Twist en 1960 avec Chubby Checker ou le Surf avec The Beach Boys. A chaque année une ou plusieurs nouvelles danses sont à la mode, de nombreux styles de danse apparaîssent sous des noms tout aussi variés : Fly, Hully Gully, Popeye, Jerk, Boogaloo, Philly, Locomotion, Swim, Mashed Potatoes…
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La Folk Music (ou Folk Song, Protest Song, Peoples Song, ...) est de la musique Country avec du contenu politique et social. Le premier grand initiateur de ce mouvement a été Woodie Guthrie qui surgit dans la periode de la grande depression (années 30). Sa musique s'adresse aux ouvriers et aux paysans pauvres. Son répertoire abonde en sujets sociaux et politiques.
Some of us are illegal, and some are not wanted, Our work contract's out and we have to move on; Six hundred miles to that Mexican border, They chase us like outlaws, like rustlers, like thieves. We died in your hills, we died in your deserts, We died in your valleys and died on your plains. We died 'neath your trees and we died in your bushes, Both sides of the river, we died just the same. Nous sommes des clandestins ou des indésirables Nous n'avons plus de travail et nous devons partir Soixante mille miles vers la frontière mexicaine, On nous chasse comme des criminels, des voleurs. Nous avons péri dans vos collines, dans vos déserts, Nous avons péri dans vos vallées et vos plaines. Nous avons péri sous vos arbres, dans vos buissons, Dans les deux rives du fleuve nous avons péri. |
There once was a union maid, she never was afraid Of goons and ginks and company finks and the deputy sheriffs who made the raid. She went to the union hall when a meeting it was called, And when the Legion boys come 'round She always stood her ground. Il était une fois une syndicaliste, elle n'avait jamais peur Des sbires ,des patrons et des policiers qui faisaient des raffles. Elle se rendait a la salle du syndicat à chaque convocation, Et quand des légionaires venaient l'intimider, Elle tenait tête toujours. |
Pete Seeger fut le principal compagnon et disciple immediat de Guthrie. Militant communiste, Seeger fut victime de la chasse aux sorcières connue sous le nom de Maccarthisme qui s'étala approximativement de 1947 à 1953. Seeger milite pour les droits civiques , ce qui lui vaut l’amitié de Martin Luther King , puis contre la guerre au Vietnam et dans des combats environnementaux. Lors de l'éclosion de la génération folk dans les années soixante, il fait figure de grand aîné et de référence pour tous les jeunes artistes qui émergent à cette époque, comme Bob Dylan ou Joan Baez. |
Well I got a hammer, And I got a bell, And I got a song to sing, all over this land. It's the hammer of Justice, It's the bell of Freedom, It's the song about Love between my brothers and my sisters, All over this land. Et bien j'ai un marteau, et j'ai une cloche Et une chanson à chanter , dans tout ce pays C'est le marteau de la justice C'est la cloche de la liberté C'est la chanson de l'amour entre mes frères et mes sœurs dans tout ce pays. |
Come all ye young rebels, and list while I sing, For the love of one's country is a terrible thing. It banishes fear with the speed of a flame, And it makes us all part of the patriot game. Venez , jeunes rebelles et écoutez pendant que je chante L'amour de sa patrie est une chose terrible Elle chasse la peur avec la rapidité d'une flamme Et nous fait tous jouer le jeu du patriote. |
And the people in the houses all go to the university And they all get put in boxes, little boxes all the same And there's doctors and there's lawyers And business executives And they're all made out of ticky tacky and they all look just the same And they all play on the golf course and drink their martini dry And they all have pretty children and the children go to school And the children go to summer camp And then to the university And they all get put in boxes, and they all come out the same And the boys go into business and marry and raise a family And they all get put in boxes, little boxes all the same Les gens vont tous à l'université Et ils sont tous mis dans des petites boîtes qui sont toutes les mêmes. Il y a des docteurs et des avocats Et des hommes d'affaire. Et ces hommes de pacotille se ressemblent tous. Il jouent tous au golf , et ils boivent tous des martinis dry. Ils ont tous de beaux enfants , et les enfants vont à l'école. Et en colonies de vacances Et puis à l'université Et on les mets tous dans des boîtes dont ils sortent tous identiques Les garçon travaillent dans les affaires, se marient , et élèvent une famille Et on les mets tous dans des petites boites qui sont toutes les mêmes. |
En 1962 , arrive Bob Dylan , largement inspiré de Woody Guthrie et de Pete Seeger , tout en étant un Juif de la classe moyenne urbaine il se donne l'image d'un prolétaire rural de l’Amérique profonde. Il ecrit de nombreuses chansons à texte.
The line it is drawn The curse it is cast The slow one now Will later be fast As the present now Will later be past The order is Rapidly fadin'. And the first one now Will later be last For the times they are a-changin'. La ligne est tracée le sort est jeté celui qui est lent maintenant Sera rapide plus tard Comme le présent maintenant Sera passé plus tard L'ordre Disparaît rapidement Et le premier maintenant Sera le dernier plus tard Parce que les temps changent. ![]() |
En 1963 Dylan chante Only a pawn in their game à Washington dans la Marche pour les Droits Civiques où Martin Luther King a prononcé son fameux discours I have a dream. A South politician preaches to the poor white man, "You got more than the blacks, don't complain. You're better than them, you been born with white skin," they explain. [...] But it ain't him to blame He's only a pawn in their game. Un homme politique du sud dit au pauvre homme blanc "T'as plus que les noirs, ne te plains pas, t'es mieux qu'eux, t'es né avec la peau blanche" [...] mais ce n'est pas de sa faute il n'est qu'un pion dans leur jeu |
Come you masters of war You that build the big guns You that build the death planes You that build all the bombs You that hide behind walls You that hide behind desks I just want you to know I can see through your masks Vous, maîtres de la guerre Qui fabriquez toutes ces armes, Construisez les avions de la mort Et fabriquez ces grosses bombes Qui vous cachez derrière des murs, Vous abritez derrière des bureaux Je veux que vous sachiez Que je vois à travers vos masques |
Dylan devient rapidement le plus populaire des interprètes et compositeurs folk. Le succès de ses chansons atteindra rapidement le Rock et mettra Dylan au centre de la fusion du Rock et du Folk qui se produira dans la 2ème moitié des années 60.
Dans son album éponyme de 1962 Dylan inclut une interprétation de The House of the Rising Sun, chanson du répertoire folklorique qui avait été enregistrée par Woody Guthrie en 1944. Cette chanson parle de la détresse et misère de la prostitution d'une perspective profondément sociale. Le groupe de Rock anglais The Animals fera une version de cette chanson qui atteindra le numéro un du Hit Parade en 1964.
En 1965 le groupe The Byrds obtient un grand succès avec Mr Tambourine et autres chansons du répertoire de Dylan en version Rock ou plutôt de Folk Rock, comme on commence déjà à appeler ce style.
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La rencontre la plus brutale entre le Folk et le Rock se produira avec la prestation de Bob Dylan en 1965 au festival de Newport, le haut lieu du Folk, avec Maggie's Farm et Like a Rolling Stone. Le public en sera profondément choqué et huera Dylan.
Bob Dylan introduit le Rock au Festival de Newport en 1965 | |
Maggie's Farm | Like a rolling stone |
Les aspects les plus saillants de la contre-culture portée par la jeunesse des pays occidentaux entre 1965 et 1974 étaient la musique Rock et la consommation de drogues hallucinogènes (LSD, cannabis, psilocybine…). Ces des phénomènes n'étaient pas indépendants mais bien au contraire, ils s'influençaient mutuèllement : Par l'inspiration des expériences hallucinogènes et les changements sensoriels provoqués par ces drogues le Rock devint Acid Rock (rock acide). Cette appellation n'a rien à voir avec le goût du citron mais avec le très puissant hallucinogène LSD (raccourci de Lysergic acid diethylamide). Réciproquement, cette acidification du Rock a encouragé à beaucoup d'amateurs de musique à s'initier à la consommation de drogues hallucinogènes avec des conséquences souvent dramatiques pour leur santé mentale et leur évolution personnelle.
Pour comprendre comment cette drogue de synthèse à pu prendre une importance culturelle aussi déterminante il faut faire un petit retour vers l'histoire de la Guerre Froide : A la fin de la guerre de Corée (1953) les américains ont été très impressionnés que certains de leurs sodats tenus en captivité par les nord-coréens soient devenus entièrement procommunistes et se conformaient à la mentalité nord-coréennes. On a appelé cela le brain washing (lavage de cerveau). Ce problème devint une préoccupation importante pour la recherche militaire qui dans une de ses branches cherchait à trouver des drogues capables contrôler complètement le fonctionnement de l'esprit (mind control drugs). Le plus important de ces projets a été lancé par la CIA au début des années 50 sous le nom de code MKULTRA. Vers le début des années 60 une partie importante des recherches de MKULTRA étaient destinées à connaître les effets du LSD. Leurs cobayes étaient certains chercheurs et d'autres citoyen américains. L'un des chercheurs qui avait le plus donné de sa personne dans ce domaine était le psychologue Timothy Leary, qui est par las suite devenu un des principaux apologistes et promoteurs de l'utilisation du LSD et le grand gourou et icône de la contre-culture ou culture Psychédélique (terme popularisé par Leary).
Jefferson Airplane et The Grateful Dead sont parmi les premiers groupes célèbres de Rock Acide ou Psychédélique et firent leur apparition en 1965.
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Timothy Leary | Jefferson Airplane | The Grateful Dead |
La parution en 1967 de l'album des Beatles Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band a été le signe le plus manifeste de la domination que la Psychédélie a exercé sur la scène du Rock. La BBC avait même interdit la diffusion de Lucy in the Sky with Diamonds, la chanson phare de cet album, parce qu'elle faisait allusion au LSD par les initiales de son titre et son contenu psychédélique. Toute cette imagerie hallucinatoire se confirmera dans l'extraordinaire film d'animation The Yellow Submarine (1968) basé sur la musique des Beatles. Les Rolling Stones, accompagnèrent ce mouvement avec l'album Their Satanic Majesties Request (1967)
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Couverture de Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band | Affiche de The Yellow Submarine | Couverture de Their Satanic Majesties Request |
Ayant lieu du 15 au 17 août 1969 dans une campagne de l'Etat de New York, Le Festival de Woodstock (Woodstock Music and Art Festival) a été un évènement majeur sur les plans musical, culturel, social et politique. Initialement conçu comme une exposition artistique et prévu pour 50000 spectateurs, le Festival en accueillit presque 500000 créant des embouteillages monstres et obligeant aux autorités à décreter un état de catastrophe, pourtant aucun incident ne s'est produit.
La soirée d'ouverture, consacrée au Folk a été ouverte par Richie Havens qui incarne à la fois la lutte des noirs, le blues, le gospel et la musique Folk. Sa chanson Freedom a été un moment extrêmement fort, et le festival ne faisait que commencer. En milieu de soirée, Arlo Guthrie, le fils de Woody, commença son intervention en exprimant son ébahissement face à l'immensité de la foule ,puis chanta la chanson Coming Into Los Angeles qui relate avec humour et ironie les déboires d'un consommateur de drogues avec la Loi. |
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Cette première soirée fut conclue par Joan Baez chantant We shall overcome, chant tiré d'un gospel et popularisé par Pete Seeger qui était devenu l'hymne du mouvement de lutte pour les droits des noirs.
La deuxième journée a été consacrée au Rock, surtout psychédélique. Les moments les plus forts ont été crées par Janis Joplin et The Grateful Dead . La soirée a été conclue par Jefferson Airplane. |
Richie Havens Freedom | Arlo Guthrie Coming Into Los Angeles | Joe Cocker With a little help from my friends |
Le moment le plus marquant de cette journée fut l'intervention de Joe Coker qu'interpréta la chanson des Beatles With a little help from my friends de l'album Sgt. Pepers. Après cette chanson le concert a du être interrompu pendant plusieurs heures à cause d'un torrent de pluie qui s'est abattu sur le lieu. Apres la reprise, la musique continua toute la nuit jusqu'au lendemain où Jimi Hendrix conclut l'événement avec la chanson Hey Joe. |
Janis Joplin Piece of my Heart | Jefferson Airplane White Rabbit | Jimi Hendrix Hey Joe |
L'ampleur de cet événement a été tellement bouleversante que certains on dit que la foule qui s'y étaient réunie avait donné naissance à une nouvelle nation : la Nation de Woodstock (Woodstock Nation) titre que l'agitateur Abbie Hoffman, du Youth International Party (Parti International de la Jeunesse) dont les membres se faisaient appeler yippies par consonance avec les hippies, donne à un livre paru en 1969. Dans la couverture de son livre Hofmman explique :" Nous n'allons pas vaincre l'Amérique (dont il changea l'orthographe à Amerika) en organisant un parti politique. Nous allons la vaincre en édifiant une nouvelle nation, une nation aussi robuste que l'herbe de marijuana née des graines du Festival de Woodstock. Cette nation sera construite sur l'amour, mais pour aimer nous devons survivre et pour survivre nous devons lutter. Nos méthodes de lutte pourront paraître étranges…"
Jerry Rubin, également yippie, sortit un livre politique très radical intitulé Do it! (Fais-le !) où lon peut lire : "...Les yippies vénèrent Karl Marx, le plus tristement célèbre de tous les terroristes hippies communistes pleins de barbes et de cheveux, qui se sont succédés dans l'histoire. Ils le vénèrent car il leur montre la nécessité de faire de la révolution un mythe, un grand spectacle mythique. Karl était l'auteur et l'interprète de toutes les chansons de son meilleur album de rock : le Manifeste du parti communiste..."
La notion de Woodstock Nation est restée comme synonyme de hippy et de contre-culture des années 60. Elle incarne des valeurs écologistes, de gauche, féministes, végétarianisme, le refus de la société de consommation, l'utilisation de drogues hallucinogènes et, bien sur, les musiques Rock, Folk et Soul.
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